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Ils ont laissé leurs traces...

La famille Têtu

On ne peut parler de lhistoire de Rivière-Ouelle sans parler de la famille Têtu. François Têtu, originaire de Montmagny, s'est installé à Rivière-Ouelle et épousa Charlotte Bonenfant. François et Charlotte eurent deux fils qui demeurèrent aussi à Rivière-Ouelle : Ludger et Charles-Hilaire. Ludger Têtu, médecin réputé de Rivière-Ouelle, épousa Clémentine Dionne, fille de l'honorable Amable Dionne de Kamouraska. Ludger fut un médecin proche de ses patients. Le couple eut cinq garçons dont Mgr. Henri Têtu et quatre abbés : Ludger, Alphonse, François et Georges. Charles-Hilaire Têtu a aussi marqué l'histoire de Rivière-Ouelle. Il était marchand et s'unit en société avec M. Pierre-Thomas Casgrain. Cette union apporta plus de troubles qu'autre chose et elle ne dura pas. Mais il avait d'autres compétences, il était aussi inventeur et un homme à tout faire, son talent lui fit gagner la médaille d'honneur aux Expositions Universelles de France et de Paris. Cette honneur lui a été remise pour avoir trouver comment tanner le cuir du marsouin. Charles-Hilaire se maria deux fois. De son premier mariage avec Thérèse Paquet, il eut un fils et une fille : David et Justine. Cette dernière épousa sieur Hector Langevin, l'un des Pères de la Confédération.

Source : Paul-Henri Hudon, « Rivière-Ouelle 1672-1972, Rivière-Ouelle de la Bouteillerie. 3
siècles de vie. », Comité du Tricentenaire, 1972, p. 318 à 321.


Pierre Florence, 1721-1789

Français d'origine, Pierre Florence naît en 1721 dans le Béarn. Il fait du commerce aux Antilles avant de se fixer au Canada peu avant 1759. Propriétaire de deux navires, La Marie et Le Gouffre, il choisit Rivière-Ouelle comme leur port d'attache. En plus de sa résidence, il fait également construire deux hangars et quelques autres dépendances. En 1765, il acquiert le château de Charentes en France. Ses activités commerciales débordent largement le cadre de la paroisse; à l'inventaire qui suit son décès, il a des créances à Rivière-du-Loup, à Baie-Saint-Paul, au Madawaska, voire même en Angleterre. Il s'occupait d'acheter les surplus agricoles, les revenus en espèces de la dîme et des rentes seigneuriales, il vendait ces produits à Québec ou ailleurs et il importait des Antilles ou d'autres pays les produits requis par ses paroissiens et ses autres clients. Pierre Florence est le premier d'une longue suite de sommités de la paroisse. Le 11 novembre 1788, à 67 ans, il épouse Thérèse-Marie Haussmann dit Ménager à Québec. Le 16 novembre 1789, il décède à Québec et est inhumé le 18 à Rivière-Ouelle.

Source : Ulric Lévesque, Gemma Deschênes, Thérèse Bouffard, Hélène Gagnon, Mérielle Paradis et Jude Bonneau, « 325 ans... Une grande famille! Rivière-Ouelle vous accueille 1672-1997 », La Corporation du 325e anniversaire de Rivière-Ouelle, 1997, p. 46.


Luc Letellier de Saint-Just, 1820-1881

« Luc Letellier de Saint-Just est né à Rivière-Ouelle le 11 mai 1820 du mariage de François Letellier et de Marie-Sophie Casgrain, fille du seigneur du lieu. Il n’a que huit ans au décès de son père et son oncle Pierre-Thomas Casgrain prendra alors en charge son éducation. Il fit des études au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière, au Séminaire de Québec puis à l'Université Laval. Il accomplit sa cléricature chez le notaire Pierre Garon de Rivière-Ouelle. Reçu notaire en 1841, il s'établit à Rivière-Ouelle et par la suite à Québec. Il épouse dans sa paroisse natale, en 1848, Eugénie Laurent. Député du comté de Kamouraska à la Chambre d'Assemblée de février à novembre 1851 et conseiller législatif de 1860 à 1867, il fut ministre de l'Agriculture en 1863-1864 et de 1873 à 1876. À la création du Sénat, il fut appelé à en faire partie et il fut sénateur de la division de Grandville de 1867 à 1876. Nommé lieutenant-gouverneur de la province de Québec en 1876, il fut destitué de ses fonctions en 1879. Il est décédé à Rivière-Ouelle en janvier 1881. »

Extrait d'un article de Pierrette Maurais, dans Le Javelier, vol. VIII, numéro 2, mai 1992,
p. 3.


Gilbert Mercier, 1824-1901

Gilbert Mercier, l'ancêtre des Mercier de Rivière-Ouelle, débarque en 1845 et s'installe seul dans l'Anse-des-Mercier, au pied de la Côte. Personne ne sait exactement pourquoi ce pêcheur de morue, originaire de Saint-Jean, Île d'Orléans, vient s'installer à Rivière-Ouelle, peut-être pour sa future épouse? Probablement, puisqu'il y avait des relations entre les pêcheurs de l'île et ceux de Rivière-Ouelle. Son métier de pêcheur l'amène souvent dans le Golfe. À l'occasion, il est pilote de navires. Des dix enfants issus de son mariage, cinq s'installent à proximité; il en est de même pour plusieurs petits-enfants et arrière-petits-enfants. À une certaine époque, des 13 maisons de l'Anse, 12 sont habitées par des Mercier, dont plusieurs sont navigateurs ou pêcheurs.

Source : Ulric Lévesque, Gemma Deschênes, Thérèse Bouffard, Hélène Gagnon, Mérielle Paradis et Jude Bonneau, « 325 ans... Une grande famille! Rivière-Ouelle vous accueille 1672-1997 », La Corporation du 325e anniversaire de Rivière-Ouelle, 1997, p. 104.


Charles-Eusèbe Casgrain, 1800-1848

Né à Rivière-Ouelle, le 28 décembre 1800, puis baptisé le 29, dans la paroisse Notre-Dame-de-Liesse, Charles-Eusèbe était le fils de Pierre Casgrain, commerçant, et de Marie-Marguerite Bonnenfant. Charles-Eusèbe étudia au petit séminaire de Montréal en 1809-1810, puis au petit séminaire de Québec de 1812 à 1816, et au séminaire de Nicolet jusqu'en 1818. Il fit l'apprentissage du droit à Québec à compter de juin 1819; il est par la suite admis au barreau en 1824. Il exerça sa profession à Québec jusqu'en 1827 et s'installa à Rivière-Ouelle, dont son père puis son frère aîné furent le seigneur. Charles-Eusèbe Casgrain est élu député de Kamouraska en 1830. Défait en 1834, il fit partie du Conseil spécial du 2 avril 1838 jusqu'à la dissolution de ce conseil, en juin, et à nouveau du 2 novembre 1838 jusqu'à l'entrée en vigueur de l'Acte d'Union, le 10 février 1841. Il remplit la fonction de commissaire des Travaux publics en 1846 à Montréal et ce, jusqu'à sa mort. Charles-Eusèbe Casgrain est décédé à Montréal, le 29 février 1848, à l'âge de 47 ans et 2 mois. Il est inhumé dans l'église Notre-Dame-de-Liesse, à Rivière-Ouelle, le 9 mars 1848. Il avait épousé dans la cathédrale Notre-Dame de Québec, le 26 octobre 1824, Eliza Anne Baby, fille de James Baby, conseiller législatif et exécutif du Haut-Canada, et de sa seconde femme, Elizabeth Abbott. Charles-Eusèbe Casgrain fut père de Charles-Eugène (Charles-Eusèbe) Casgrain, sénateur, et de Philippe-Baby Casgrain, député à la Chambre des communes.

Source : Ulric Lévesque, Gemma Deschênes, Thérèse Bouffard, Hélène Gagnon, Mérielle Paradis et Jude Bonneau, « 325 ans... Une grande famille! Rivière-Ouelle vous accueille 1672-1997 », La Corporation du 325e anniversaire de Rivière-Ouelle, 1997, p. 14-15.


Henri-Raymond Casgrain, 1831-1904

L’abbé Henri-Raymond Casgrain fut un des personnages les plus importants de la littérature québécoise de la moitié du XIXe siècle. Il a écrit des contes, de la poésie, des légendes et mémoires. Il est surtout connu comme étant un historien.

Source : Ulric Lévesque, Gemma Deschênes, Thérèse Bouffard, Hélène Gagnon, Mérielle Paradis et Jude Bonneau, « 325 ans... Une grande famille! Rivière-Ouelle vous accueille 1672-1997 », La Corporation du 325e anniversaire de Rivière-Ouelle, 1997, p. 14-15.


Charles-Alphonse-Pantaléon Pelletier, 1837-1911

« Né à Rivière-Ouelle le 22 janvier 1837, Charles-Alphonse-Pantaléon Pelletier, fils de Jean-Marie Pelletier et de Julie Painchaud, fit ses études au Collège de Sainte-Anne-de-la-Pocatière et à l'Université Laval. Il est reçu avocat en 1860 et exerce sa profession à Québec. Il épouse en premières noces Suzanne Casgrain (1861) et en secondes noces Eugénie de Sales La Terrière (1866). Il représente le comté de Kamouraska au fédéral de 1869 à 1901. En 1890, il est créé Commandeur de l'Ordre de Saint-Michel et de Saint-Georges et reçoit le titre de Sir.

Nommé juge à la Cour Supérieure en 1906, sa carrière est couronnée par sa nomination comme lieutenant-gouverneur en 1908, poste qu'il occupe jusqu'à son décès en 1911. »

Extrait d'un article de Pierrette Maurais, dans Le Javelier, vol. VIII, numéro 2, mai 1992,
p. 3.


Charles-Antoine-Ernest Gagnon, 1846-1901

Né à Rivière-Ouelle le 4 décembre 1846, Charles-Antoine-Ernest était le fils d'Antoine Gagnon, marchand, et d'Adèle Pelletier. Il est admis à la pratique du notariat le 4 mars 1869 et vient s'installer à Rivière-Ouelle. Élu député libéral à l'Assemblée législative pour la circonscription de Kamouraska aux élections de 1878, il est réélu jusqu'en 1890 et ne se représente pas en 1890. Secrétaire et registraire de la province dans le Cabinet Mercier du 29 janvier 1887 au 9 mai 1890, il devient ensuite shérif du district de Québec du 9 mai 1890 jusqu'à son décès à Québec, le 11 juin 1901. Il est inhumé dans le cimetière de Rivière-Ouelle le 14 juin 1901. En plus d'occuper divers charges municipales (secrétaire-trésorier) et provinciales, il collabore à la fondation du journal l’Électeur avec, entre autres, son oncle Charles-Alphonses-Pantaléon Pelletier. Il est également président de la Chambre des notaires de 1885 à 1890.

Source : Ulric Lévesque, Gemma Deschênes, Thérèse Bouffard, Hélène Gagnon, Mérielle Paradis et Jude Bonneau, « 325 ans... Une grande famille! Rivière-Ouelle vous accueille 1672-1997 », La Corporation du 325e anniversaire de Rivière-Ouelle, 1997, p. 34.


Pierre Gagnon, 1887-1973

Né à Saint-Fabien de Rimouski le 20 septembre 1887, Pierre Gagnon y est cultivateur jusqu'en 1919. Il s'installe alors à Rivière-Ouelle où, en plus de son métier de cultivateur, il est également entrepreneur et commerçant de bois, en plus d'être propriétaire d'un moulin à scie à Rivière-Manie. Élu député libéral à l'Assemblée législative pour le comté de Kamouraska à l'élection partielle du 21 octobre 1927, il représente ce comté jusqu'en 1936. Il est également président de la Commission scolaire de 1927 à 1935, maire de 1937 à 1961 et préfet du comté de 1941 à 1945. Il avait épousé en 1912, à Saint-Fabien, Marie-Aimée Gagnon. Pierre Gagnon décède à Rivière-Ouelle, le 2 mai 1973.

Source : Ulric Lévesque, Gemma Deschênes, Thérèse Bouffard, Hélène Gagnon, Mérielle Paradis et Jude Bonneau, « 325 ans... Une grande famille! Rivière-Ouelle vous accueille 1672-1997 », La Corporation du 325e anniversaire de Rivière-Ouelle, 1997, p. 137.


Les capitaines Pelletier

Originaires de Saint-Roch-des-Aulnaies, Charles (1904-1987) et Louis-Joseph (1901-1966) Pelletier deviennent propriétaires de leur première goélette, la Saint-Louis, en 1922 puis, quelques années plus tard, de la Saint-Roch. Arrivés à Rivière-Ouelle en 1936, ils construisent la Francheville (en l'honneur de l'ancien curé du même nom) et, en 1947, la Rivière-Ouelle. Ils transportent du bois de sciage vers Québec et ils descendent de la marchandise pour les propriétaires de magasins tout le long du fleuve Saint-Laurent avec la Saint-Louis et la Saint-Roch; du bois de pulpe vers Québec avec la Francheville et la Rivière-Ouelle, au rythme d'un voyage par semaine. Après le décès de Louis-Joseph, Charles continue à naviguer avec la Rivière-Ouelle jusqu'à sa vente en 1970.

Source : Ulric Lévesque, Gemma Deschênes, Thérèse Bouffard, Hélène Gagnon, Mérielle Paradis et Jude Bonneau, « 325 ans... Une grande famille! Rivière-Ouelle vous accueille 1672-1997 », La Corporation du 325e anniversaire de Rivière-Ouelle, 1997, p. 44.


Raymond Lévesque, 1927-2002

M. Raymond Lévesque est né à Rivière-Ouelle le 13 mai 1927. Il était le fils de Jean-Baptiste Lévesque et d'Alice Saint-Pierre. Conseiller à plusieurs reprises dans les années ‘50, ’60 et de 1981 à 1983, il est maire de 1983 à 1995. En 1972 déjà, il avait été président des Fêtes du Tricentenaire après avoir piloté le dossier de la construction de l'édifice du Tricentenaire. Durant ses mandats à la mairie, deux réalisations importantes se démarqua : la création du Camping en 1984-1985 et la réfection du vieux quai en 1993-1994. Dans les deux cas, son rôle est déterminant. Tout comme est déterminant son rôle dans le jumelage entre Rivière-Ouelle et Hautot-Saint-Sulpice, dans la transformation d'un bureau municipal en 1986-1987 et dans l'obtention de travaux ou de subventions pour des projets de tout ordre, comme la réfection du chemin de l'Éventail en 1993. M. Lévesque était l'époux de Mme Rachel Barbeau. Ses funérailles furent célébrées à Rivière-Ouelle le 17 avril 2002.

Source : Ulric Lévesque, Gemma Deschênes, Thérèse Bouffard, Hélène Gagnon, Mérielle Paradis et Jude Bonneau, « 325 ans... Une grande famille! Rivière-Ouelle vous accueille 1672-1997 », La Corporation du 325e anniversaire de Rivière-Ouelle, 1997, p. 12.